SITUATION POLITIQUE
SAJ : « Tsunami ki Ramgoolam ti promette pe passe lor Parti travailliste »

Lors de la conférence de presse du Remake, samedi, sir Anerood Jugnauth s'est appesanti la situation politique. Alan Ganoo, pour sa part, a annoncé une ‘Motion of disallowance’ contre la hausse de la redevance de la MBC. La CNT, Air Mauritius, l’augmentation des salaires des ministres et le récent jugement de la haute Cour britannique concernant les Chagos ont aussi fait l’objet de ses commentaires.
Commentant la situation politique, SAJ a déclaré « tsunami ki Ramgoolam ti promette pe passe lor Parti travailliste ». « Reza Issack qui critique vertement des ministres incompétents et blâme indirectement Anil Baichoo pour l’accident impliquant un autobus du CNT à Camp Levieux envoie un signal au Premier ministre pour qu’il fasse un remaniement et apporte du sang neuf au Cabinet. Nita Deerpalsing a dû avoir le consentement du Premier ministre pour égratigner Vasant Bunwaree sur l’affaire MITD. Patrick Assirvaden qui s’attaque au Premier ministre et à ses nominés pour le fiasco du projet MITD sans oublier les piques de Xavier-Luc Duval envers Navin Ramgoolam ». Ce sont autant d’exemples selon sir Anerood Jugnauth, qu’en voulant rester au pouvoir à n’importe quel prix, Navin Ramgoolam doit avaler beaucoup de couleuvres. C’est un Premier ministre qui n’a aucune autorité ». Pour le leader du Remake, il ne fait aucun doute que Navin Ramgoolam est en train d’utiliser les institutions comme instruments politiques pour rester au pouvoir. « Sans changement à la tête du pays, Maurice court tout droit à la banqueroute », a-t-il affirmé.
Ingérences politiques et nominations
Il a énuméré plusieurs cas, où il y a eu des ingérences politiques et des nominations tous azimuts. Mais également des scandales qui frappent certaines institutions publiques. Il souhaite vivement que le Remake retourne aux affaires, pour rendre justice. Notamment dans des cas où il y aurait eu des «cover-up». Il cite notamment des scandales qui secouent la MITD et l’affaire Varma. Pour SAJ, tout cela démontre que le pays se dirige vers une dictature. « Si nous ne l’arrêtons pas, ce sera très dangereux pour le pays. Le Premier ministre a assez fait du tort au pays. S’il n’y a pas de changement, c’est la banqueroute assurée. Navin Ramgoolam devra s’en aller dans la honte et l’humiliation. C’est ce qu’il mérite», martèle-t-il. Le Remake de 2000 a pris des engagements de revoir le fonctionnement des institutions, une fois aux affaires, dit-il. Il promet de mettre de l’ordre dans les institutions publiques. Selon lui, il y a une trop grande politisation des institutions.
La justice et l’état de droit primeront
Il promet de constituer des Fact Finding Committees pour revoir des affaires louches. Mais aussi de nommer des commissions d'enquête que l’opposition réclamait depuis des lustres. Soit sur les inondations du 30 mars, l’accident de Sorèze et la drogue. Selon SAJ, beaucoup de trafiquants sont protégés. Il s'étonne que ces derniers ne soient pas inquiets. « Nous allons mettre sur pied une commission d’enquête pour nous débarrasser des trafiquants et de la mafia. C’est que le gouvernement a toujours refusé de faire. Il y aura également un Commissaire de police qui assumera ses responsabilités et servira la justice. Nous ouvrirons aussi des enquêtes sur tous les cas où il y a eu des ‘cover-up’. La justice et l’état de droit primeront. Nous ferons de notre pays un vrai modèle de la démocratie », a-t-il assuré.
HAUSSE DE LA REDEVANCE TELE
Alan Ganoo annonce une ‘Motion of disallowance’
Le leader de l’Opposition, Alan Ganoo, pour sa part, réagissant sur la hausse de la redevance de la MBC, à Rs 150, a déclaré que le MMM est contre cette augmentation. Il souligne à ce propos la partisanerie de cette dernière notamment lors de ses compte-rendus des travaux parlementaires du mardi ainsi que sa couverture des conférences de presses politiques. « Une fois que le Government Notice sera publié à cet effet, nous déposerons une ‘Motion of disallowance’ pour contester cette décision », indique-t-il. Selon lui, la MBC est en train d’insulter les Mauriciens avec cette hausse.
La CNT : danger public No 1

Alan Ganoo est revenu sur la CNT. « Quand on voit la gestion de la CNT et l’état de délabrement dans lequel la compagnie opère aujourd’hui, il est clair qu’Anil Baichoo n’a pas le droit de rester ministre. Plus que jamais, il mérite une motion de censure », affirme Alan Ganoo. Et pour cause, soutient-il, 253 autobus sur 519 de la CNT n’ont pas de speed mètre. Plus de 100 autobus de plus de 16 ans sont toujours sur nos routes.
Selon lui, la CNT est le danger public No 1. « Les autobus de la compagnie sont des véritables corbillards », martèle-t-il. Pour lui, le plus grave c’est que l’accident de Sorèze aurait pu être évité si la CNT avait acheté, comme elle le projetait, 65 nouveaux autobus. « Depuis le 27 octobre 2011, le conseil d’administration de la CNT avait pris la décision d’acheter 65 autobus. Elle avait d’ailleurs déjà mobilisé de l’argent pour cette opération. Mais, cela n’a jamais abouti », déplore-t-il. D’abord, il y a eu des problèmes au niveau des spécifications ainsi que des contestations de la part d’un soumissionnaire sur le fait que l’appel d’offres était taillé sur mesure pour son concurrent. L’appel d’offres pour l’achat de ces 65 autobus a finalement dû être annulé. Tout cela, poursuit Alan Ganoo, démontre la gestion catastrophique et l’incompétence du ministre Baichoo.
Air Mauritius
Il est aussi revenu sur sa PNQ sur les incidents à bord des avions d’Air Mauritius. Selon lui, Air Mauritius aurait pris contact avec des experts étrangers pour déterminer l’origine de la fuite des informations sur ces incidents.
Augmentation des salaires des ministres
Selon Alan Ganoo, le gouvernement a choisi le mauvais moment pour revoir les salaires des ministres surtout quand l’incompétence de certains ministres sont décriés. Pour lui, la colère et l’insatisfaction de la population sont justifiées.
Chagos
Commentant le récent jugement de la haute Cour britannique concernant la plainte logée par le Groupe Réfugiés Chagos contre le parc marin autour de l’archipel des Chagos, le leader de l’opposition se dit déçu mais pas surpris du jugement rendu. Il exprime sa solidarité avec les Chagossiens et indique que la lutte pour faire prévaloir la souveraineté doit continuer. Il regrette que le gouvernement n’ait pas jugé utile de prêter l’oreille à la voix de la raison de l’opposition.
Activités du Remake
Après le meeting très réussi de Plaine Magnien, le Remake sera à Lallmatie le 28 juin prochain. Paul Bérenger, qui est actuellement à Paris dans le cadre de son traitement médical, y sera également présent, a annoncé SAJ.
ALERTE ROUGE DANS LE SECTEUR EDUCATIF
La Commission de l’Education du MMM réclame la démission du ministre

La Commission de l’Education du MMM a tenu une conférence de presse, hier, pour faire un constat du secteur éducatif. Steeve Obeegadoo, en compagnie de Suren Bissoondoyal, Francoise Labelle, Dorinne Chokowry et Oudaye Lochun, a déclaré que c’est l’alerte rouge dans ce secteur et rien ne va plus. Le ministre est à bout de souffle, cette commission réclame sa démission.
Le ministre a failli sur toute la ligne, selon Steve Obeegadoo. «Rien ne va plus dans l’éducation nationale : Problèmes de gestion et conflits en tout genre fusent de toute part. La qualité est en chute libre. Frustration des partenaires et mécontentement des élèves comme des parents. Absence de vision, d’imagination, de communication et de dialogue de la part des autorités. Il y a un manque cruel d’actions pour mieux réguler et assainir le secteur », souligne-t-il. Les exemples ne manquent pas, dit-il. Il cite le cas de MEDCO Cassis où un incident qui a eu lieu en 2012 a vu une plainte logée en février 2013 et une suspension en avril 2013. Sans oublier les scandales au MITD : recrutements, grève, services de massage, persécution de syndicaliste et allégation d’abus de mineure depuis 2011. Dans ce cas d’allégation de pédophilie, il dénonce l’attitude du ministre qui au lieu de référer le cas à la police nomme un comité interministériel qui propose un Fact Finding Committee (FFC). Il dénonce aussi ce dernier qui refuse de rendre le rapport du FFC public. Il se demande pourquoi le ministre se fait l’avocat de l’ancien instructeur d’éducation physique, alors qu’il y a tant de problèmes dans son secteur. Il évoque aussi l’absentéisme qui atteint 50% au deuxième trimestre, la violence scolaire et le manque de surveillance dans les écoles. En ce qu’il s’agit du PreVoc pour ceux échouant une 1ère fois au CPE, il n’y a ni profs ni encadrement et en 4ème année c’est l’indiscipline et désordre généralisé, selon lui. S’agissant des examens de FIII, obligatoire cette année, il se demande à quoi cela sert-il. Quant à l’« Enhancement programme » c’est le désastre, l’absentéisme atteint 50 à 60%, ajoute-t-il. Il déplore que le ZEP soit à l’abandon. Pour la Commission de l’Education du MMM c’est un constat d’échec. « Au Parlement, le ministre donne l’impression qu’il n’a plus goût au travail et n’arrive plus à gérer son ministère comme il le faut. Les récents événements le prouvent, il mérite un "F" », ajoute Steeve Obeegadoo.
Que faire face à un ministre à bout de souffle, un système gangréné par une politisation scandaleuse et un ministère en situation d’échec, s’interroge-t-il. Après cinq ans de désillusion, une évidence s’impose : le ministre de l’Education doit partir, selon la Commission de l’Education du MMM.
Suren Bissoondoyal a, pour sa part, abordé un sujet de brûlante actualité : Les relations éducateurs/ élèves. Il a réclamé un code de conduite. Il a cité ceux de l’Unesco et l’Etat de Victoria en Australie. Francoise Labelle a, quant à elle, dénoncé une injustice criante : le non respect du droit à l’éducation des handicapés. Elle a cité la saga de l’APEIM et la désinvolture du ministre.
QUESTIONS PARLEMENTAIRES POUR LA SEANCE DU 18 JUIN
Le Sommet du Commonweath au Sri Lanka à l’agenda
Cette semaine encore la séance s’annonce chaude. Outre la PNQ très attendue du leader de l’opposition, les députés du MMM cibleront la majorité par le biais d’une quarantaine de questions inscrites à l’ordre du jour.
Deven Nagalingum veut connaître du Premier ministre, après sa visite à Londres, si Maurice participera au Sommet du Commonwealth qui se tiendra au Sri Lanka cette année. Veda Baloomoody demandera au PM d’obtenir des informations auprès du commissaire de police par rapport à l’arrestation de A.A. suite à l’allégation de pédophilie au collège Hamilton. Il veut savoir si ce dernier est déjà impliqué dans un cas d’offense sexuelle. Dans l’affirmative il veut connaître où en est l’enquête. Il réclamera aussi des détails sur les conditions d’emploi du général manager du EPZ Labour Welfare Fund au ministre du Travail. Rajesh Bhagwan interrogera le ministre de l’Environnement par rapport au projet MID. Il veut savoir qui est à la tête de cette unité, le nombre de projets initié et le nombre de seminars, comités, conférences et cocktails organisé par cette dernière et le montant dépensé. Il demandera aussi au PM d’obtenir auprès du commissaire de police des détails sur les motocyclettes en service dans les différentes sections de la force policières et s’il compte acquérir d’autres types suite à des plaintes reçues. Steeve Obeegadoo demandera, quant à lui, au PM ce que le gouvernement compte faire après avoir reçu le rapport du Prof. Geffrey Robertson sur les médias. Il demandera aussi au ministre du Travail par rapport à l’affaire MITD, s’il a pris connaissance des protestations des syndicats et des Ong suite au licenciement de Mme Sudha Sing, à la suspension de Mme Pascale Baudet et au sévère avertissement à H. Madhow. Dans l’affirmative il veut savoir si son ministère a mené une enquête. Il interrogera aussi le ministre Bachoo sur le permis à points et les speed camera.
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PNQ SUR AIR MAURITIUS
Ramgoolam confirme 3 incidents mais refuse un comité d’enquête

La PNQ du leader de l’Opposition, hier, adressée au Premier ministre était axée sur la sécurité à bord d’Air Mauritius. Alan Ganoo a interrogé ce dernier sur le nombre des cas d’incidents concernant la sécurité pendant ces trois dernières années. Il a demandé si une enquête a été réalisée et si c'est le cas, le résultat de celle-ci. Il a aussi voulu savoir si le poste de directeur du département de l’aviation civile est vacant. Dans l’affirmative, il demande quand ce poste sera rempli.
Le Premier ministre dans sa réponse a déclaré que la sécurité reste la priorité de la compagnie. Mais il a indiqué que trois incidents ont été enregistrés depuis novembre dernier. Le premier a eu lieu à Johannesbourg le 8 novembre 2012 et des deux autres impliquant des ATR ont eu lieu au début de l’année à Rodrigues. Les enquêtes sur l’incident de Johannesbourg sont terminées et un rapport sera soumis bientôt. Les enquêtes se poursuivent sur les deux autres incidents. Le leader de l’Opposition s’est aussi intéressé au coût des réparations. La note est salée, dit-il, en évoquant des dommages de plus de Rs 60 millions. Pour lui, il y a encore des points noirs. Selon lui, il y aurait eu des échanges de documents dans lesquels des cadres cherchaient des pièces de rechange de seconde main.
Alan Ganoo a réclamé l’institution d’un comité d’enquête sur les incidents qui se sont produits à Johannesburg. Il a déposé une série de documents sur la table de l’Assemblée. Comme à l’accoutumée, le Premier ministre, s’y est opposé à la demande d’un comité d’enquête en disant qu’Air Mauritius est au niveau de toutes les grandes instances internationales du transport aérien, une compagnie réputée pour sa sûreté. Steve Obeegadoo devait se demander s’il faut qu’il y ait un accident pour prendre des mesures appropriées.
Concernant le poste du directeur du département de l’aviation civile, le PM a déclaré que ce dernier est en congé de préretraite et que le poste sera vacant le 12 juillet.
RUMEURS DE RAPPROCHEMENT MMM/PTR
Paul Bérenger : «Il n’y a pas eu de discussions et il n’y en aura pas»

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, samedi, Paul Bérenger est revenu sur les rumeurs d’un rapprochement entre le MMM et le Ptr. Il a aussi abordé la réforme électorale, les commentaires dangereux de certains journalistes et commentateurs de la presse et la rencontre entre Navin Ramgoolam et le secrétaire-général du Commonwealth. Alan Ganoo, pour sa part, est revenu sur sa PNQ sur le projet Sarako, les contrats alloués à Sino Hydro et l’accident de Sorèze.
Paul Bérenger a réitéré sa déclaration de la veille lors du meeting du Remake 2000 à Plaine Magnien, au sujet des rumeurs d’un rapprochement entre le MMM et le Ptr. « Il n’y a pas eu de discussions et il n’y en aura pas. Chaque jour qui passe sépare un peu plus le MMM du Ptr. Le Remake tient bon et c’est du solide», a-t-il insisté. Et d’ajouter : « C’est un fait qu’il y a aujourd’hui une situation sans précédent en ce qui concerne les scandales, la politique dominère et le règne de l’incompétence. La situation s’empire tous les jours ».
Réforme électorale

Commentant la réforme électorale, Paul Bérenger rappelle l’engagement pris par Navin Ramgoolam, suite à une interpellation de Lysie Ribot le 7 mai, de venir de l’avant avec un White Paper d’ici juillet et un projet de loi par la suite. « Que Navin Ramgoolam tienne parole pour une fois dans sa vie et respecte son engagement », lance-t-il tout en affirmant que le MMM sera particulièrement vigilant. « S’il ne tient pas parole, nous serons virulents », prévient-il. Paul Bérenger n’a, toutefois, pas caché son scepticisme. « Je ne crois pas que Ramgoolam tiendra parole. Je serais content, toutefois, de m’excuser s’il ‘prouves me wrong’ », soutient-il. « Il va se défiler, comme il l’a fait pour le texte sur la déclaration des avoirs des élus», a-t-il ajouté. Il a aussi insisté sur le fait qu’une bonne réforme électorale fera reculer le communalisme, rendra notre système électoral plus démocratique avec une dose de proportionnel tout en permettant aux femmes de jouer un plus grand rôle en politique.
Commentaires dangereux
Paul Bérenger a aussi décrié le fait que certains journalistes et commentateurs de la presse donnent systématiquement l’impression que tous les politiciens sont pareils. « Il y a même un éditorialiste qui a exprimé sa crainte d’une dictature s’il y a une alliance MMM-Ptr demain. Il faut cesser avec ces commentaires qui sont dangereux pour la démocratie et totalement injustifiés. Ce genre de commentaires nourrisse le cynisme des jeunes pour la démocratie », fait-il ressortir. Il précise que tous les politiciens ne sont pas pareils. « Il y a des politiciens qui ont des principes et qui sont honnêtes. Les faits historiques ont démontré qu’à chaque fois que le MMM est au pouvoir, la démocratie a été consolidée profondément et le combat contre la corruption a progressé », soutient-il. Et de souligner que le MMM souhaite être au pouvoir pour « changer profondément ce que Maurice est devenu depuis 2005 ». « Nous voulons en finir avec les scandales, la politique dominère et mettre des compétences partout », affirme-t-il en mettant en exergue le fait que le programme du MMM est moderne, modéré, social et lucide. « Le MMM s’adressera systématiquement à des jeunes qui cherchent avant tout la modernité, la méritocratie et refusent le communalisme. Nous voulons qu’ils nous aident à réaliser notre programme et à construire l’île Maurice de demain et d’après-demain », soutient-il.
Sommet du Commonwealth
Parlant de la rencontre entre Navin Ramgoolam et le secrétaire-général du Commonwealth, Kamlesh Sharma, Paul Bérenger a déclaré : «Cela démontre en vérité que le gouvernement compte participer au Sommet du Commonwealth qui se tiendra en novembre au Sri Lanka parce que Navin Ramgoolam veut à tout prix que le prochain sommet se tienne à Maurice fin 2015 ». Or, 2015, précise-t-il, sera l’année des élections si elles ne sont pas proclamées plus tôt. « Mai 2015 tout comme cela a été le cas en 1982 marquera la mort du Parlement s’il n’est pas dissout avant. Or, le Sommet du Commonwealth se tiendra fin 2015. Nous sommes très méfiants de ce que Navin Ramgoolam tente de faire. Nous n’accepterons pas qu’il mélange le sommet et les élections générales », dit -il. Pour Paul Bérenger, Navin Ramgoolam « essaiera de faire comme son père en 82 qui avait utilisé toutes les clauses possibles pour repousser les élections ». « Si Navin Ramgoolam fait la même chose, il finira comme son père », prévient-il.
LE PROJET SARAKO
Alan Ganoo : « Beebeejaun a induit la Chambre en erreur»

Revenant sur sa PNQ de mardi dernier, Alan Ganoo dit regretter que le ministre Beebeejaun n’a pas joué le jeu comme il l’avait fait sur le contrat alloué à la compagnie Sino Hydro pour la construction du barrage d’Arnaud. Il accuse ce dernier, d’avoir induit la Chambre en erreur. « À une interpellation, le 9 avril, il a déclaré que le purchase price de Sarako était le plus bas. Or, Sarako avait proposé Rs 7,50 qu’il a finalement revu à Rs 6,49. Quant au Groupe Harel Mallac il avait proposé le prix le plus bas, soit Rs 6,06 », a-t-il déclaré, en soulignant qu’il y a toujours des zones d’ombre autour de cette affaire. Pour lui, ce projet risque de déstabiliser le réseau si le temps est nuageux à Bambous. Il déplore le fait que, chaque année le MID Fund, financera ce projet à hauteur de Rs 37 millions. Cette somme proviendra du Rs 125 millions perçues sous forme de « Levy » sur les produit pétroliers. Alan Ganoo déplore également que le CEB n’ait toujours pas donné son aval sur les 100 projets soumis par des Mauriciens moyens pour la production d’énergie. « Le CEB se trouve en situation de conflit, étant régulateur et opérateur à la fois », a-t-il déclaré, tout en insistant pour la mise sur pied d’une Regulatory Authority. Il réitère son appel pour que le ministre Beebeejaun rende public l’Energy of Supply Purchase Agreement dans un souci de transparence et pour des raisons techniques ».
Les contrats de Sinohydro
Concernant Sinohydro, Alan Ganoo trouve choquant que la compagnie déjà bénéficiaire d’un contrat de Rs 240 millions dont les travaux ne sont toujours pas complétés ait obtenu autant de contrats dont la plupart sont en retard d’achèvement.
L’accident de Sorèze

Abordant une nouvelle fois l’accident de Sorèze, le leader de l’opposition a cité la déclaration du receveur de l’autobus accidenté à l’effet que ce véhicule connaissait des problèmes de freinage réguliers depuis 2012. Il réitère sa demande pour qu’il n’y ait pas de « cover up » dans cette affaire et réclame que le rapport des experts indiens qui ont enquêté sur cet accident soit rendu public. Il a aussi promis que le MMM maintiendra la pression pour que tous ceux responsables de ce drame, à la CNT comme au ministère, rendent des comptes.
MEETING DU REMAKE A PLAINE MAGNIEN
SAJ : «A sak fwa ki Ptr finn au pouvoir, pei finn fer banqueroute »

Le Remake était à Plaine Magnien, hier. Ce premier meeting d’une série qui sera tenu à travers les 20 circonscriptions a réuni une grosse foule. Lors de son intervention, Paul Bérenger a lancé un appel aux jeunes pour reconstruire l’île Maurice de demain. Sir Anerood Jugnauth a, pour sa part, déclaré ne pas être surpris par la situation catastrophique où se trouve le pays. Tous les autres orateurs ont dénoncé, tour à tour, l’incompétence meurtrière, la dégradation sociale, la corruption, les scandales et la culture de jouissance du régime travailliste-PMSD.
Lors de son intervention, Sir Anerood Jugnauth (SAJ), a dit ne pas être surpris par la situation catastrophique où se trouve le pays. « Se sa la kiltir Ptr. A sak fwa ki Ptr finn au pouvoir, pei finn fer bankrout », a-t-il affirmé, en rappelant la situation du pays en 1982. « Zot fer krwar ki apre SSR finn ena Navin Ramgoolam. Zot blie ki SSR finn laisse enn pei en ruine. Nou finn relev pei-la pou ki ou kapav zwir Welfare State ki ou pe zwir zordi. SSR ti finn signe ek World Bank pou tir Welfare State. Nou finn ampes-sa. Me Navin fer krwar ki se Ptr ki finn fer sa », a-t-il expliqué. Il a mis l’emphase sur l’importance à accorder à l’économie pour faire avancer le pays. « Kan ou serieux, kan ou konn ger lekonomi, gato nasyonal grandi, ek lerla ou kapav partaze ek sak travayer kapav gagne so part ekitab », a-t-il encore expliqué.
Le leader du Remake a, dans ce contexte, promis la prison à tous ceux ayant accaparé la richesse nationale au détriment de la population. « Mo pa pou ena pitie. Mo pena dout ki enn tribinal pou kondamne zot. Zot na pa pou sape. »Il a demandé a Vasant Bunwaree de démissionner. Parlant de la situation politique dans le pays, il a déclaré : « Ramgoolam kwinse, li pena kontrol lor so gouvernma, li pena kredibilite. Si mo ti premier minis e ki Xavier Duval ti pe azir koumsa ar mwa, lontan li ti pou anplis.»
Paul Bérenger lance un appel aux jeunes

Prenant la parole, Paul Bérenger a, pour sa part, lancé un appel aux jeunes « pour qu’ils viennent nous aider pour reconstruire l’île Maurice de demain. Qu’ils viennent nous aider à réaliser notre programme politique, un programme socialiste, moderne et lucide. Nous savons que ce gouvernement les dégoûte. Mais les jeunes n’ont pas le droit de perdre espoir, malgré le fait que le pays se trouve dans une situation sans précédent. Nous allons ensemble remettre le pays sur les rails, comme en 1982. Le pays est certes dans une situation désespérante, comme en 1982. Et comme en 1982, nous allons nous retrousser les manches, botter ce gouvernement du pouvoir et rebâtir ce pays. Rebâtir un pays où il fait bon vivre. » Il a aussi dénoncé les divers scandales qui gangrène notre pays. « Nou pei pe konn enn sitiasyon san presedan kot skandal, kote dominer, kote inkonpetans meurtrière, kote degradasyon sosyal ek law and order, ek kote koripsyon pe don bal. En plis, alors ki ena enn sitiasyon ekonomik international danzere, nou lekonimi li en pilotaz otomatik » a-t-il déploré. Selon lui, au lieu de faire face à la crise économique internationale et saisir les opportunités que nous offre l’Afrique, le gouvernement travailliste laisse notre économie « en pilotage automatique ». « Alor ki nou pei dan enn kriz ekonomik, sosyal ek moral sans presedan, Navin Ramgoolam pe voyaze. Li sorti Japon, me pou li retourn Moris, li bizin pass par Londres » a-t-il ironisé.
Paul Bérenger a aussi démenti tout contact entre le Ptr et le MMM ou toute velléité d’alliance entre ces deux partis politiques. « Ant MMM ek Ptr pena oken kontak ek na pa ou ena oken kontak » a-t-il insisté. Il a en revanche affirmé que les relations entre le MSM et le MMM sont solides. Alan Ganoo, Pravind Jugnauth, Sowkatally Soodhun, Madun Dulloo, P. Roopun et Tony Appolon ont aussi pris la parole lors de ce meeting présidé par Mahen Jugroo.
QUESTIONS PARLEMENTAIRES
L’accident de Sorèze dominera encore une fois la prochaine séance

Les députés du MMM ne lâcherons pas prise lors de la prochaine séance parlementaire. Ils reviendront une nouvelle fois avec plusieurs questions sur l’accident de Sorèze, parmi les 35 qu’ils ont inscrites à l’ordre du jour, dont une dizaine adressées au Premier ministre.
Par rapport à l’accident de Sorèze, Steeve Obeegadoo veut connaître du ministre Bachoo, les mesures que la CNT a pris pour améliorer l’état de ses autobus. Il demandera aussi au Premier ministre s’il a pris connaissance de la déclaration publique d’un représentant de l’UNODC à l’effet que 85% des prisonniers récidivent après leur sortie de prison. Veda Baloomoody, pour sa part, veut savoir du Premier ministre s’il compte rendre public les rapports des experts mauriciens et étrangers sur les inondations du 30 mars. Il interrogera aussi ce dernier sur le projet d’empreinte digital. Rajesh Bhagwan interrogera le PM par rapport au projet MID. Il veut savoir qui est à la tête de cette unité au PMO, le nombre de projets initié et futur et le nombre de seminars, comités, conférences et cocktails organisé par cette dernière et le montant dépensé. Il demandera aussi au ministre des Finances s’il est en présence d’une demande de la municipalité de Beau Bassin/Rose Hill à travers le ministère des Administrations régionales pour un déboursement de fonds concernant la phase II de la rénovation du théâtre du Plaza.
PNQ SUR LE PROJET DE PHOTO VOLTAIQUE DE SARAKO
Le MID Fund prévoit un financement de Rs 37 millions annuellement

La PNQ du leader de l’Opposition, hier, axée sur le projet de la ferme photo voltaïque de Sarako/Seetaram était adressée au ministre Beebeejaun. Alan Ganoo a interrogé le ministre des Utilités Publiques sur ce projet qui a obtenu un contrat avec le Central Electricity Board (CEB). Il a invité ce dernier à fournir des détails sur ce projet notamment le coût auquel l’électricité sera achetée par le CEB, sur les allégations d’escroquerie formulées contre Sarako par le partenaire de ce dernier et également sur les zones d’ombre autour de l’allocation de ce contrat.
Lors de sa réponse le ministre a annoncé que le MID Fund prévoit un financement de Rs 37 millions annuellement pour ce projet. Concernant les allégations d’escroquerie formulées contre Sarako, le ministre a déclaré que ce dernier a expliqué au CEB que la firme chinoise n’a jamais été son partenaire officiel et que la contribution de Yin se limitait à des conseils d’ordre technique et à la vente de panneaux solaires et que ce dernier n’est pas le président de Yamei Energy Group. Alan Ganoo n’a pas manqué de faire ressortir qu’aucun projet d’électricité, à part Sarako, n’a obtenu le feu vert à cette vitesse. Il a rappelé que deux semaines de cela, répondant à une interpellation parlementaire, il avait informé la Chambre que les négociations entre le CEB et Sarako avaient démarré le 1er mars 2013. Aujourd’hui, il a révélé que l’ESPA a été signé le 21 mai de cette année, soit en deux ou trois mois. Quant à Rajesh Bhagwan il a demandé si le scandale de Sarako ne fait pas partie du deal pour le Crossing of the Floor de Jim Seetaram. Joe Lesjongard pour sa part a voulu savoir si la décision sur ce projet est bien celle du Board du CEB et non celle du Chairman la dictant au General Manager. Quant à Reza Uteem il a interrogé le ministre sur les capacités financières de Sarako et quelles sont les garanties (collateral) fournies. C’est dans l’accord qui a été signé, a répondu le ministre.
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