REFORME ELECTORALE
Paul Bérenger : «Il est hors de question que le projet de réforme électorale échoue à cause du Best Loser System»

Lors la conférence de presse hebdomadaire du MMM, samedi dernier, Paul Bérenger est revenu sur les discussions concernant la réforme électorale. La situation économique, l’incident sur la plage de Mon Choisy, la situation politique à Madagascar et les pêcheurs de bancs ont aussi fait l’objet de ses commentaires.
Le MMM et PTr se sont déjà mis d’accord sur presque tous les détails d’une éventuelle réforme électorale, a déclaré Paul Bérenger. Il ne reste qu’à trouver, précise-t-il, un consensus sur le Best Loser System (BLS) et la méthode à être utilisée pour la représentation proportionnelle. Le leader du MMM est longuement revenu sur les discussions qu’il a eues avec le Premier ministre sur la réforme électorale. Paul Bérenger affirme que le MMM et le PTr sont sur la même longueur d’onde sur pratiquement tous les points concernant le projet de révision de notre système électoral. Il prévient qu’il est hors de question que le projet de réforme électorale échoue à cause du Best Loser System.
Le leader du MMM soutient que lors des dernières discussions entre les dirigeants du MMM et ceux du PTr, les deux parties étaient d’accord pour le maintien de 62 députés élus sous le système du First Past the Post. A ceux-ci viendront s’ajouter 20 autres députés de la liste des élus sur la base de la représentation proportionnelle. Un minimum de 10 % des votes récoltés servira de seuil d’éligibilité pour toutes les formations politiques qui soumettront chacune au préalable leur Party List pour la proportionnelle.
Les deux partis se sont aussi mis d’accord pour l’introduction d’un mécanisme pour promouvoir la représentation féminine. Il s’agit de garantir, comme c'est le cas pour les élections régionales, la participation d’au moins un tiers de candidates aux élections générales.
Sur le deuxième point qui reste en suspens, le leader des mauves souhaite que le BLS soit maintenu avec quelques petits changements et selon lui, cette méthode de correction de la représentation ethnique au Parlement connaîtra une mort naturelle. Il propose que le nombre de députés correctifs soit réduit à quatre ou à six et l’élimination de la déclaration de l’appartenance ethnique pour les candidats aux élections générales. Il reviendra, dans ces conditions, à la Commission électorale de nommer les députés correctifs en classifiant lui-même les élus et les meilleurs perdants, dit-il. « Malheureusement, ce que le MMM craignait est arrivé. Les débats sur l’élimination du BLS ont créé beaucoup d’inquiétude au sein de la communauté musulmane. Ce n’est pas une coïncidence si la plupart des personnalités politiques issues de cette communauté ont pris position contre cette possibilité », ajoute Paul Bérenger.
Il n’est pas d’accord avec Rama Sithanen et Navin Ramgoolam qui ont déclaré que la représentation proportionnelle est incompatible avec le BLS. Le leader de l’opposition assure quel tel n’est pas le cas et que dans la pratique, rien n’empêche cette coexistence.
Paul Bérenger déclare que le MMM est pour l’élimination du BLS mais qu’il préfère « laisser le temps au temps ». « Après une ou deux élections le BLS disparaîtrait naturellement sans créer une quelconque inquiétude au sein de la communauté musulmane », dit-il. Une nouvelle réunion entre le MMM et le Ptr est prévue pour ce mardi, a annoncé le leader du MMM. Il espère que Ramgoolam ne va pas reculer, car c'est une occasion historique, souligne-t-il.
Situation économique

Commentant la situation économique, Paul Bérenger déclare que l’année a mal débuté pour l’économie mondiale et pour Maurice. Le ministre des Finances avait prédit un taux de croissance de 4% pour 2012, dit-il, mais il rappelle que dans son dernier rapport la Banque mondiale écrit que les pays en développement doivent faire bien attention et a prévu une croissance de 3,3% pour Maurice. Dans ce contexte, l’attitude de Xavier Duval et R. Bheenick est dangereux pour notre économie, déplore-t-il. Il ajoute que dans une telle situation il est inacceptable et dangereux que des corps paraétatiques à l'instar du CEB, de la CWA, du MT et la CHC, qui jouent un rôle important dans notre économie sont "anbalao". Cette situation déplorable dans laquelle se trouvent nos corps paraétatiques fait un tort immense à l’image de notre pays, dit-il..
L’incident sur la plage de Mon Choisy
Paul Bérenger, juge “révoltant” l’incident qui a impliqué, au courant de la semaine, le directeur des casinos Ti-Vegas, sur la plage de Mon Choisy et juge “inacceptable” qu’un étranger puisse ainsi mettre en danger la vie des gens, dont des femmes et des enfants, en roulant à tombeau ouvert sur plus d’un kilomètre dans son cabriolet de grand luxe. "Nous savons qui était au volant mais pas qui l’accompagnait. Ni aussi si la police a pris une déclaration avec eux. Le chauffard était ivre. Pourquoi, alors, a-t-il été libéré plutôt que de passer une nuit en cellule. Qui est l’officier de police qui a demandé qu’il soit libéré. En cour, la police n’a pas objecté à sa remise en liberté sous caution" dit-il. "La population sait combien d’étrangers sous le coup d’une inculpation ont quitté le pays, dont un trafiquant de Subutex ", ajoute-t-il. Il demande aussi pourquoi la charge provisoire retenue contre lui ne concerne que la conduite dangereuse et pas aussi de conduite sous l’influence de l’alcool. En tant que leader de l’Opposition, il demande au CP de répondre à ses questions et de sanctionner tous ceux qui le méritent dans cette affaire.
La situation politique à Madagascar
Evoquant la situation politique à Madagascar, Paul Bérenger a déclaré que « Marc Ravalomanana avait annoncé son retour dans son pays mais les autorités locales ont brandi la menace de son arrestation. Le risque d’affrontement est réel. Le MMM salue ce que les USA et l’UE ont fait mais il déplore l’attitude de la France et de la Commission de l’océan Indien. »
Les pêcheurs de bancs
Paul Bérenger a aussi évoqué les difficultés des pêcheurs de bancs. Il a lancé un appel au gouvernement pour qu’il leur accorde une attention particulière.
REFORME ELECTORALE
Paul Bérenger demande à Navin Ramgoolam de «prendre ses responsabilités devant l'Histoire »

Navin Ramgoolam subit des pressions de la part des lobbies conservateurs opposés à l’introduction d'une dose de proportionnelle, a déclaré Paul Bérenger, lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, samedi dernier. Il a aussi dénoncé l’ingérence politique et la politisation de nos institutions, l’augmentation des prix, le bal des scandales et déploré le silence du gouvernement sur la situation à Mare-aux-Vacoas.
Parlant de la réforme électorale, Paul Bérenger a déclaré : « Ces jours-ci une occasion en or est donnée aux responsables politiques, afin de réussir une bonne réforme électorale grâce à l'introduction d'une dose de représentation proportionnelle dans notre système électoral. Il est toutefois malheureux, selon lui, que Navin Ramgoolam subisse des pressions de la part des lobbies conservateurs opposés à cette introduction d'une dose de proportionnelle.» « Tout dépendra de cela », déclare le leader de l'opposition, qui demande à Navin Ramgoolam de «prendre ses responsabilités devant l'Histoire ». L'Histoire retiendra si le leader du Ptr a eu « le courage et la force politique nécessaires pour résister à ces lobbies conservateurs ». Une bonne réforme électorale au cas où Navin Ramgoolam ne cède pas aux lobbies sera positive pour consolider la démocratie et l’unité nationale, a-t-il ajouté. Mais il s'agira aussi, explique le leader du MMM, d'une occasion historique donnée aux femmes de jouer un rôle plus important en politique, notamment au niveau de l'Assemblée nationale. Paul Bérenger explique qu'à ce jour, gouvernement et opposition sont tombés d'accord à 95%. « Et nous n'avons pas vraiment de désaccord sur les rares questions qui demeurent à être éclaircies », ajoute-t-il. Le leader du MMM précise que le Premier ministre est favorable à l'introduction d'une dose de proportionnelle, et qu'il ne demeure que deux ou trois points sur lesquels les discussions se poursuivent, ajoutant qu'il est clair qu'un compromis peut être atteint. D’autres rencontres sont prévues entre le gouvernement et l’opposition pour finaliser les choses, dit-il. Interrogé sur ces « points » sur lesquels les discussions vont se poursuivre, le leader du MMM cite le mode d'allocation des sièges aux députés devant faire leur entrée à l'Assemblée nationale via la proportionnelle. Il explique que les deux parties ont convenu que 20 sièges devraient être alloués à travers la représentation proportionnelle.
Paul Bérenger poursuit que, jusqu'à présent, il était question que le pourcentage national de suffrages exprimés aux termes des résultats des élections par chaque parti serve à allouer le pourcentage de sièges obtenus par chaque parti. Maintenant, dit-il, un nouveau mode de désignation selon un système dit de « wasted votes » a été mentionné.
Ce système de « wasted votes », dit-il, désignera les députés de chaque parti, plutôt que de comptabiliser l'ensemble des suffrages exprimés au nom de chaque parti, il s'agira de tenir compte du nombre de voix obtenues par chacun des candidats battus des partis dans chacune des circonscriptions. Un autre point sur lequel les discussions vont se poursuivre, explique-t-il, concerne le mode de désignation des femmes députés. Il s'agira, dit-il, de s'accorder sur la question de savoir si ces dernières ne doivent se retrouver que sur la liste proportionnelle ou parmi ceux qui vont se présenter face aux électeurs dans les circonscriptions. Au MMM, dit-il, l'on penche pour que cette désignation des femmes députés se fasse à deux niveaux.
Autre sujet à être encore finalisé, indique-t-il : les Best Losers. Il rappelle à ce propos que le Commissaire Banwell avait, en 1966, proposé la désignation de cinq Best Losers, mais que pour les élections, les candidats n'étaient pas tenus de déclarer leur communauté d'appartenance respective. Banwell, explique-t-il encore, avait suggéré que la désignation de Best Losers soit une mesure « temporaire » appelée à disparaître avec le temps. Paul Bérenger explique que le MMM a fait une proposition qui va dans la bonne direction, mais qu'il s'agit tout juste de« fine tune ».
Ingérence politique et la politisation de nos institutions
Dénonçant les ingérences politiques, Paul Bérenger rappelle qu’il y a une généralisation de la politisation de nos institutions. Après l’affaire Kamajeet et celle du CEB, il cite celle qui aurait impliqué Nita Deerpalsing lors des fêtes de fin d'année à Quatre-Bornes dans une affaire de vente de briani. Pour le leader du MMM, le comportement que l'on impute à cette dernière dans cette affaire est l'exemple même de ce qui dégoûte les Mauriciens. Il ajoute que ce n’est pas difficile d’imaginer l’impact de cette affaire sur le moral, la motivation et l’efficacité de la police. Autre ingérence alléguée évoquée: celle du ministre Rajesh Jeetah à l'Université de Maurice. "Il est clair que Jeetah est responsable de la démission du vice-chancelier, Konrad Morgan", soutient Paul Bérenger qui rappelle les autres ingérences du ministre, notamment à la STC. « Où il va, il provoque des catastrophes. C’est révoltant et inacceptable. On se demande pourquoi Navin Ramgoolam ne peut rien faire contre lui », ajoute-t-il.
Augmentation des prix
Le leader du MMM dénonce aussi l'augmentation des prix, dont ceux des manuels en ce début d'année scolaire, de même que la révision à la hausse par 35% des tarifs de la CWA. Quant au gaz ménager, il soutient qu'il est clair que le gouvernement procède à la préparation de l'opinion publique pour qu'elle accepte une augmentation imminente. Mais pour lui, ce que l'on ne dit pas, ce sont les milliards que l'on continue de puiser de la poche des consommateurs pour payer le hedging désastreux de la STC.
Le bal des scandales

Le bal des scandales continue de plus belle, dit-il, en rappelant que l'affaire du siècle, MedPoint, n'a pas encore été soumise au DPP. En ce début de 2012, l'on a frôlé, selon lui, MedPoint II, une autre affaire alléguée concernant le ministère de la Santé et impliquant certains agents politiques, dit-il.
Paul Bérenger émet une sévère mise en garde à tous au ministère de la Santé y compris le ministre. Il dit s'attendre à ce que ICAC enquête dans cette affaire qu'il qualifie de tentative de manipulation d'appel d'offres taillé sur mesure pour un gros contrat de nettoyage dans les hôpitaux, en vue de favoriser certains agents politiques, même si l'appel d'offres n'a pas été alloué.
Mare-aux-Vacoas

Il déplore le silence du gouvernement sur la situation à Mare-aux-Vacoas. Le gouvernement veut faire croire, dit-il, qu’il pleut partout sur l’île, sauf à Mare-aux-Vacoas. Il rappelle que le MMM « finn pose question au Parlement mais gouvernement refuse répondre ki problème ena laba ». Il a fallu attendre le 9 janvier, « at the late hour », la déclaration à la presse du nouveau chairman «qu’il est d’accord pour une étude scientifique en profondeur de cette mare et son catchment area pour avoir une idée claire afin de prendre les décisions qui s’imposent », souligne-t-il. Il dénonce ce gouvernement dépassé qui a pris tout ce temps en imposant une souffrance aux consommateurs.
COMMISSION DE L’EDUCATION DU MMM
«Le mécanisme de sélection au CPE est le cancer de notre système d’éducation»
Les membres de la Commission de l’éducation du MMM, notamment Surendra Bissoondoyal, Lysie Ribot, Oudaye Lochun et Dorine Chukowry ont tenu une conférence de presse hier pour commenter les derniers résultats du CPE et la rentrée scolaire.
Surendra Bissoondoyal, commentant les résultats du CPE, a déclaré que le ministre Bunwaree parle de légère amélioration avec un taux de réussite passant de 68.54 à 68.56. Avec ce rythme fait-il remarquer « dan 100 an oussi nou pa pou arrive 90%». En réalité, dit-il, on piétine. Il ajoute « comme toujours les filles font mieux mais la différence entre garçon et fille qui était de 5 à 7% est passée à 8 à 10% et c’est pire dans les écoles ZEP ».
REFORME ELECTORALE
Paul Bérenger : « Il est préférable d’aller de l’avant avec les recommandations des rapports Sachs et Collendavelloo »

Lors de la première conférence de presse hebdomadaire de 2012 du MMM, samedi dernier, Paul Bérenger a qualifié le message de fin d’année de Navin Ramgoolam de décevant et le rapport Carcassonne de mort-né. Il estime qu’il faut mettre de côté ce rapport et aller de l’avant avec les recommandations des rapports Sachs et Collendavelloo. Il a aussi évoqué les prochaines élections municipales et le remake de l’alliance de 2000.
Abordant le message de fin d’année de Navin Ramgoolam, Paul Bérenger l’a qualifié de décevant mais révélateur. Révélateur dans la mesure où il a essayé de convaincre la population de la stabilité de son gouvernement, mais il sait très bien « ki pena stabilité politique et ki li kapav perdi so majorité a ninport ki moment», a-t-il ajouté. Il a poursuivi en disant que Ramgoolam a été décevant sur le rapport Carcassonne et sur les élections municipales. « Li finn bien léger lors rapport Carcassonne, li pankor pare pou fer enn komanter. Li ti so devoir osi konfirme ki elektion municipal pou fer dan premier six mois. Le fait ki li pa konfirme, li laisse bann doute », souligne-t-il.
Réforme électorale
Parlant de la réforme électorale Paul Bérenger est revenu sur le rapport Banwell de 1966, publié un an avant les élections pour l'indépendance. Un rapport qui, dit-il, avait proposé la désignation de cinq best losers dans un souci de représentation de l'ensemble des communautés tout en insistant sur la non nécessité pour des candidats aux élections de désigner leur communauté respective. L'expert britannique avait, rappelle-t-il, suggéré que ce soit la Commission électorale qui ait la responsabilité de la désignation de ces cinq best losers. Il avait, en outre, dit-il, programmé la disparition effective du système de best losers.
Dans ses propositions, explique Paul Bérenger, Banwell avait aussi suggéré que si un parti a plus de 25% de suffrages mais moins de 25% d'élus, le nombre d'élus de ce parti serait "topped up" à travers le best loser system qu'il avait suggéré de mettre en place. Ce qui, dit-il, avait soulevé un tollé et la tenue d'un grand meeting regroupant le Ptr, l’IFB, le CAM et le Congress Party pour faire opposition à ce projet. Il devait aussi rappeler l’arrivée dans le sillage, de l'émissaire britannique, Stonehouse et la tenue d'une grande réunion au Réduit. Au cours de cette rencontre, il fut convenu unanimement entre l'ensemble des dirigeants politiques de l'époque d'abolir ce seuil de 25%, d'augmenter le nombre de best losers de cinq à huit et de rendre obligatoire à l'ensemble des candidats aux législatives de déclarer leur communauté d'appartenance en vue de leur qualification pour être, éventuellement, désigné best loser. Il a déclaré qu’il est inutile de perdre du temps avec le rapport Carcassonne. Il est clair, aujourd’hui, que ce rapport est mort-né. Il faut le mettre de côté. Pour le leader du MMM, il est préférable d’aller de l’avant avec les recommandations des rapports Sachs et Collendavelloo. « Le Ptr, le MMM et le MSM sont tombés d’accord sur presque toutes les propositions des rapports Sachs et Collendavelloo. Il nous restait qu’à choisir entre 20 et 30 députés élus à la proportionnelle, qu’à définir le mécanisme qui aurait garanti un minimum de représentation féminine aux élections et qu’à finaliser le mécanisme précis à être utilisé pour désigner les 20 ou 30 députés élus à la proportionnelle. We were nearly home », a soutenu Paul Bérenger.
Le leader du MMM a annoncé qu’il rencontrera Rama Sithanen, à la demande de ce dernier lundi. Des discussions sur la réforme électorale sont également prévues dans les jours à venir entre l’Opposition et le gouvernement. Il a aussi annoncé qu’il a eu une conversation téléphonique avec Navin Ramgoolam, vendredi dernier. « A la demande de Navin Ramgoolam, j’établirai un format sur les discussions à venir. Si Navin Ramgoolam a la volonté politique nécessaire, ce sera facile de finaliser les choses pour qu’il y ait une bonne réforme électorale », avance-t-il, tout en déclarant que la priorité des priorités du MMM en 2012 sera la réforme électorale.
Elections municipales
Parlant des élections municipales Paul Bérenger a déclaré que le MMM travaille sa liste de candidats "ou plutôt celle de l'Alliance du Coeur". Il y a eu, cette semaine, note-t-il, « toutes sortes d'inaugurations" dans les municipalités ». Mais pour lui, "tout cela n'y fera rien." Selon lui, « Gerrymandering ou pas, inauguration dans les municipalités ou pas, briberie ou pas, l'opération nettoyage est en marche dans les cinq villes après sept ans de gaspillage et de mal administration."
Remake de l’alliance de2000
En ce qui concerne le remake de l’alliance de 2000, Paul Bérenger a déclaré que « le Bureau politique du MMM a accueilli à l’unanimité le principe du remake de l’alliance 2000. Il a annoncé que cette proposition sera soumise au comité central le même jour pour discussion et elle retournera devant cette instance autant de fois qu‘il sera nécessaire». Suite à une question de la presse, Paul Bérenger a répondu que le fait que sir Anerood Jugnauth soit toujours en poste au Réduit comme président de la République n'aide pas à la concrétisation rapide du remake de l'alliance de 2000. Il dément aussi que ce remake se ferait selon une formule deux ans/deux ans/un an. "Un remake, c'est un remake", réitère-t-il en expliquant qu'au MMM, l'on a en tête un tandem "Anerood / Paul" selon une formule "trois ans/deux ans". Cela dit, le leader du MMM réitère aussi qu'il n'est pas question d'alliance du MMM avec ce qu'est devenu le PTr. Il n'y a pas et il n'y aura pas d'alliance avec le PTr, répète-t-il.
Quant aux prochaines élections régionales à Rodrigues, le leader du MMM souhaite, tout simplement, que le meilleur gagne. Même si, dit-il, le MMM a certaines sympathies, il souhaite que ces élections soient vraiment libres.
MESSAGE DE FIN D’ANNEE DU MMM
S’indigner et résister pour transformer
Une année qui s’achève, pour le MMM tout autant que pour nos compatriotes, c’est l’occasion de mesurer le chemin parcouru en un an, d’en dresser le bilan mais aussi d’anticiper l’année qui s’annonce au moyen de vœux et de résolutions.
2011 aura été une année sombre pour les Mauriciennes et les Mauriciens : le ralentissement économique a eu pour résultat une hausse du chômage, une perte de pouvoir d’achat accompagnée d’un accroissement de l’endettement des ménages. Une véritable crise de la gouvernance s’est installée parallèlement dans le pays comme en témoigne l’avalanche d’affaires politico-financières, d’abus de pouvoir, de gaspillage et de corruption. La liste est interminable : Medpoint, Hedging/STC, l’affaire Khamajeet, Jinfei, Infinity, Neotown, Rose Belle SE, SMEDA, Banque de Maurice….Par ailleurs, l’insécurité croissante frappe avant tout les plus vulnérables : les vieux, les femmes et les enfants tandis que l’inefficacité de la politique de l’Etat face drogue expose, plus que jamais, notre jeunesse aux dangers du subutex. Les robinets qui ne coulent plus, la répression syndicale, les menaces pesant sur la liberté de la presse, le viol au quotidien de la démocratie par la MBC, le détournement de fonctions religieuses à des fins politiques et le recours opportuniste au communalisme, la crise du logement auront représenté notre lot quotidien toute l’année durant. Mais pis encore, l’année se termine avec la nouvelle qu’un tiers de nos enfants ont encore été recalés aux examens du CPE et le deuxième renvoi honteux des élections municipales et villageoises.
Mais cette même année a témoigné d’une remontée en force du MMM. Dénonçant semaine après semaine les injustices et la corruption (l’affaire Medpoint fut révélée par le MMM), faisant feu de tout bois à l’Assemblée Nationale (36 PNQ, 1145 interpellations, 81 interventions à l’ajournement des séances parlementaires) le MMM a poussé le gouvernement dans ses derniers retranchements, jusqu’à provoquer l’éclatement de l’Alliance P.Tr-MSM-PMSD. Au sein de la société civile d’autres se sont illustrés dans le combat citoyen et le MMM ne saurait terminer l’année sans saluer le courage exemplaire de deux femmes, Rehana Ameer et Jyotee Jeetun.
A l’internationale, si les faits qui interpellent le MMM en cette fin d’année sont sans doute la crise de l’euro ravivant les craintes d’un double dip et les affrontements communalistes meurtriers au Nigéria, l’année 2011 aura été source d’espoir avec la vague de soulèvements populaires balayant les dictatures d’un autre âge dans le monde arabe et au-delà. Nous serons de tout cœur avec les peuples birmans, syriens, yéménites, sahraouis dans leur juste lutte en 2012 ; nous fêterons avec l’ANC sud africain le centenaire du plus vieux parti politique africain ; mais plus que tout, nous souhaiterions que l’année nouvelle apporte une lueur d’espoir pour le peuple martyre de la Palestine.
Mais à Maurice même, l’année nouvelle s’annonce difficile avec un gouvernement affaibli et très mal équipé pour faire face aux dangers économiques d’une croissance défaillante et d’une crise sociale alimentée par la mal-gouvernance et l’affaiblissement des valeurs d’intégrité publique et de solidarité.
Ainsi donc, nos vœux et notre appel aux Mauriciennes et aux Mauriciens à l’aube de l’an 2012, se fondent sur la nécessité de s’indigner et de résister pour transformer notre pays :
S’indigner face aux frasques d’un régime minoritaire dans le pays et ayant perdu toute légitimité politique et morale de gouverner après la disparition de l’Alliance qui obtint 50% des suffrages des votants aux dernières élections et l’abjecte recours aux transfuges de service pour se maintenir au pouvoir à tout prix.
Résister à la dilapidation des ressources de l’Etat et à une intolérable perversion de la gouvernance démocratique au seul profit d’un régime aux abois et aux affairistes et petits copains l’entourant ; résister face à la vie chère, à des services sociaux défaillants et à une démocratie au rabais.
Transformer notre pays et notre société afin qu’une autre République de Maurice voit le jour où mauricianisme et méritocratie; intégrité publique et démocratie participative ; progrès économique partagé et solidarité sociale agissante; respect écologique et responsabilité inter générationnelle soient non plus des vœux pieux mais les principes fondateurs de notre devenir commun.
Pour notre part, nous renouvelons notre engagement envers nos compatriotes de nous tenir constamment aux cotés des plus vulnérables, des travailleurs et des classes moyennes pour défendre le pouvoir d’achat, la sécurité publique et la démocratie et dénoncer toute injustice et toutes les injustices mais aussi pour combattre la corruption et les corrompus où qu’ils soient et quels qu’ils soient. Et nous serons avec les Rodriguais pour exiger que les élections régionales à Rodrigues soient libres et démocratiques.
Mais afin de nous donner les moyens d’agir, il s’agit avant tout, l’an prochain, de gagner les municipales et forcer la tenue d’élections générales afin de donner un nouveau départ à notre pays.
A toutes et à tous, que nos vœux les meilleurs vous accompagnent en 2012 !
Rajesh Bhagwan Steven Obeegadoo
FETE ANNUELLE DU MMM
Paul Bérenger : « 2011, l’année du MMM »

Lors de la fête annuelle du MMM à Flic-en-Flac, hier soir, Paul Bérenger s’est dit sceptique quant à la concrétisation de la réforme électorale. Il a soutenu que 2011 a été l’année du MMM et prévoit que la prochaine année sera difficile sur le plan économique. Il estime que 2012 sera l’année des élections générales et des municipales.
S’adressant aux invités présents, Paul Bérenger s’est dit sceptique quant à la volonté du Premier ministre de venir de l’avant avec une réforme électorale : « Je ne pense pas qu’il y aura de réforme électorale en 2012 », a affirmé Paul Bérenger. Tout en estimant que le Premier ministre, n’a pas le courage ou la volonté politique d’aller de l'avant avec une réforme électorale, Paul Bérenger a émis le souhait qu’une des recommandations du rapport Banwell de 1967 soit mise en application, afin que la déclaration d’appartenance ethnique ne soit plus nécessaire pour se porter candidat aux législatives.
LOI SUR LA PIRATERIE
Paul Bérenger condamne le manque de respect de Ramgoolam envers le Parlement

Paul Bérenger est revenu sur sa dernière PNQ et la dernière séance parlementaire lors de la conférence hebdomadaire du MMM, samedi dernier. Il a dénoncé le comportement et le manque de respect de Navin Ramgoolam envers le Parlement. Il a réaffirmé qu'il n'y pas et qu’il n’y aura aucun rapprochement entre le MMM et le PTr. Le black-out de mardi dernier, les difficultés financières d’Air Mauritius et le sommet de Durban ont aussi fait l’objet de ses commentaires.
Revenant sur la dernière séance parlementaire, Paul Bérenger a dénoncé ce qui s’est passé lors des débats sur le projet de loi sur la piraterie. Il a rappelé qu’après que Navin Ramgoolam, lui-même et Arvind Boolell, Veda Baloomoody avait pris la parole. Lors du discours de ce dernier, dit-il, Navin Ramgoolam en sa capacité de Premier ministre s’est comporté « en une façon enfantine et qui en même temps représente un grave manquement envers le Parlement ». Il a aussi qualifié la remarque de ce dernier « read the all bloody agreement instead of shouting » et son geste en quittant l’hémicycle d’inacceptable. Après cet affront au Parlement, ajoute-t-il, «li ti pou inakseptable ki Veda Baloomoody kontinié so discours et ki MMM rest dan Parlement, nou finn prefer leve ale ». Adding insult to injury, il a profité de notre absence pour faire voter les projets de loi sur la réforme du Global Cess et la compensation sans débats et ajourné les travaux parlementaires au 20 mars 2012 soutient-il. Concernant la loi sur la piraterie, il a déclaré que c’est une loi extrêmement grave. Il a rappelé que lui-même et Veda Baloomoody avaient entièrement raison lorsqu’ils avaient demandé une copie de l’accord entre l’Union européenne et Maurice. Il explique que précédemment, il était question d’une Cour de justice et une prison spéciales mais maintenant c’est une Cour de justice ordinaire et en attendant la construction de cette prison spéciale les pirates arrêtés seront incarcérés à la prison de Beau Bassin qui est déjà surpeuplée. En ce qu’il s’agit de la réforme du Cess, il a annoncé qu’il a rencontré le front syndical des employés concernés qui sont extrêmement inquiets sur la perte d’emploi et leur avenir car tout est encore flou. Il souligne que tout doit être fin prêt à fin mars à la demande de l’Union Européenne. C’est un manque de respect aux employés de l’industrie sucrière, selon lui. Pour illustrer l’incompétence de ce gouvernement, il faudra attendre après le 20 mars pour la loi sur les chiens féroces que la population réclame depuis belle lurette, déplore-t-il. Face à cette façon du gouvernement de terminer la session parlementaire, le MMM est fier, dit-il, de sa performance avec 36 PNQ’s, 1149 PQ’s orales et écrites et 81 problèmes soulevés à l’ajournement. Revenant sur sa dernière PNQ, il condamne le gouvernement pour son refus de baisser les prix des produits pétroliers en rappelant que le cours du brut était en avril 2011 de US 130 $ et qu’il est descendu à US 106 $ en décembre 2011. Il a aussi rappelé que Pravind Jugnauth avait baissé de Rs 3 la surcharge imposée aux consommateurs pour le hedging losses. Il a fustigé le ministre du Commerce qui a refusé de dire si les consommateurs déboursent plus sur le fret avec Betamax.
Le black-out de mardi dernier
Le leader de l'opposition s’élève contre ce qu'il estime être l'absence de prévisions fiables quant à l'incidence des intempéries sur la fourniture d'électricité. Il souligne que la station météorologique réclame, depuis des années, le remplacement de son vieux radar et qu'à ce jour, rien n'a été fait. Il explique que la dernière estimation faite du coût d'un tel remplacement se chiffrait, il y a trois ans, à "un malheureux Rs 120 millions que l'on n'a pu trouver". Le résultat, dit-il, aura été, cette semaine, un black-out total dû à des pluies et à un orage que l'on a pas prévus.
Paul Bérenger soutient que dans les pays developpés, il existe un système automatique de protection contre les orages localisés. Il trouve, en sus, que l'on aura pris des heures pour rétablir la situation en raison, dit-il, du fait que le Senior Engineer qui était responsable de ce département est parmi la dizaine d'employés suspendus du Central Electricity Board (CEB). Il déclare qu'avec un tel manque d'encadrement technique, le travail n'a pu se faire comme il se doit sur le terrain. Le leader du MMM évoque aussi des ingérences pour le rétablissement de la fourniture de l'énergie électrique après cette panne. Il souligne qu'il n'est pas normal que M. Hébrard, le numéro 2 du CEB qui soit chargé d'enquêter sur toute cette affaire de panne.
Air Mauritius en grande difficulté financière
Parlant d'Air Mauritius, Paul Bérenger déclare que la compagnie nationale d'aviation est en grande difficulté financière. Il demande au gouvernement de tirer les leçons de ce qui s'est passé aux Seychelles où, souligne-t-il, sous la pression de lobbies locaux et internationaux, les autorités de ce pays ont complètement ouvert l'espace aérien. A tel point que des compagnies comme Emirates Airlines et Qatar Airlines ont nettement augmenté leurs vols quotidiens. Cela, ajoute-t-il, aura été une catastrophe pour Air Seychelles, contraint de mettre fin à ses vols sur Chennai, Singapour, Londres, Paris et Milan avec, notamment, des menaces de licenciements. Selon ses renseignements, dit-il, un lobby intense est exercé pour la libéralisation de l'espace aérien mauricien. Il conseille au gouvernement à maintenir un certain équilibre entre l‘augmentation du nombre de sièges d’avion et la survie Air Mauritius.
Le sommet de Durban
Commentant le récent Sommet sur le changement climatique à Durban, le leader de l'opposition trouve que même si l'on aura "frôlé la catastrophe", l'accord intervenu à la dernière minute, bien qu'insuffisant, est le mieux auquel l'on pouvait parvenir en la circonstance. "Le fait d'avoir évité la catastrophe est déjà beaucoup. Cela a permis de prolonger le Protocole de Kyoto et de tomber d'accord pour que le prochain accord couvre l'ensemble des pays". Selon lui, il faudra observer comment vont réagir l'Inde, la Chine et les Etats-Unis pour savoir par rapport au prochain Traité. M. Bérenger déplore, par ailleurs, le retrait du Canada du Protocole de Kyoto après cet accord de Durban.
Aucun rapprochement entre le MMM et le Ptr
A l'heure des questions, Paul Bérenger a réaffirmé qu'il n'y pas et qu’il n’y aura aucun rapprochement entre le MMM et le PTr mais que le remake de 2000 est toujours en considération. Il devait aussi révéler que Navin Ramgoolam lui a confié que le rapport du comité Carcassonne sur la réforme électorale devait être soumis vendredi, 17 décembre.
ASSEMBLEE NATIONALE
PNQ : Paul Bérenger réclame une réduction des prix des produits pétroliers à la pompe
. Les travaux parlementaires ajournés au 20 mars 2012

Aux petites heures mercredi matin, les travaux parlementaires ont été ajournés au 20 mars 2012, en l’absence de l’opposition. Cette dernière avait effectué un walk-out pour protester contre le fait que le Premier ministre avait quitté l’hémicycle pendant le discours de Veda Baloomoody, lors des débats sur le Piracy and Maritime Violence Bill. Cette dernière séance de 2011 aussi a été houleuse. Outre la PNQ où le ministre du Commerce a eu des sueurs froides, Patrick Assirvaden a été expulsé lors de la tranche de questions parlementaires. Le Finance Bill /Economic and Financial Measures Bill, le Piracy and Maritime Violence Bill, le Mauritius Cane Industry Authority Bill et l’Additional Remuneration (2012) Bill ont aussi été votés.
Paul Bérenger a adressé sa PNQ qui était axée sur les prix des produits pétroliers au ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs. Il a réclamé une réduction des prix des produits pétroliers à la pompe.
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